Contrôles et sanctions administratives
La fiche de rappel de cette notion du programme de l'examen de capacité : la règle, les chiffres, les pièges et les textes qui font foi. Vérifiée le 29 octobre 2026.
Transporter pour autrui sans inscription au registre est un délit (1 an, 15 000 €) ; le préfet de région peut retirer les copies conformes, après avis de la commission territoriale des sanctions administratives, et sa décision se conteste devant le tribunal administratif.
Dans cette page
Les chiffres à connaître
- 1 an et 15 000 € sans inscription au registre
- 20 km/h d'excès sans document de suivi : immobilisation
- 1 an au plus de retrait temporaire des copies
- 24 h pour décider d'une consignation
- 3 % des jours de travail contrôlés par an
Les règles
- Exercer sans autorisation : délit : 1 an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende ; transport public, déménagement ou location avec conducteur sans inscription au registre ; le tribunal peut aussi interdire tout transport en France pendant 1 an au plus. C. transports, art. L. 3452-6, 1°
- Retrait des titres : temporaire ou définitif, de tout ou partie des copies conformes ; pour infractions aux réglementations des transports, du travail, de l'hygiène ou de la sécurité ; le retrait temporaire dure 1 an au plus, et aucun titre nouveau n'est délivré pendant ce temps. C. transports, art. L. 3452-1 et R. 3242-4
- Qui décide : le préfet de région ; après avis de la commission territoriale des sanctions administratives, qui n'émet qu'un avis. C. transports, art. L. 3452-3, R. 3452-1 et R. 3242-4
- Recours : devant le tribunal administratif ; le retrait est une décision administrative du préfet, et le tribunal administratif est le juge de droit commun du contentieux administratif ; un recours hiérarchique est aussi ouvert, sur avis de la commission nationale des sanctions administratives. C. justice administrative, art. L. 211-1 ; C. transports, art. L. 3452-3
- Immobilisation immédiate : document de suivi absent ou non dûment rempli et signé, plus l'un de trois manquements ; vitesse dépassée de plus de 20 km/h, conduite journalière dépassée de plus de 20 %, ou repos journalier réduit à moins de 6 h. C. transports, art. L. 3242-1
- Immobilisation : obligation de maintenir le véhicule sur place ou à proximité ; mesure de police prise par l'agent de contrôle, non une sanction prononcée par un juge. C. route, art. R. 325-2 et R. 325-3
- Consignation : imposée par le procureur de la République, qui statue dans les 24 h ; auteur d'une infraction qui ne justifie ni d'un domicile ou d'un emploi en France, ni d'une caution agréée ; c'est une garantie, pas une amende, et le véhicule peut être retenu jusqu'au versement. C. route, art. L. 121-4, applicable aux transports par C. transports, art. L. 1451-3
- Agents de contrôle : contrôleurs des transports terrestres, sous l'autorité du ministre chargé des transports ; avec les officiers et agents de police judiciaire, les douanes et les agents de la circulation ; ils constatent, le préfet sanctionne. C. transports, art. L. 1451-1
- Fréquence des contrôles : au moins 3 % des jours de travail des conducteurs chaque année ; sur route et dans les locaux ; une entreprise classée à haut risque est contrôlée plus souvent. directive 2006/22/CE, art. 2 et 9
- Infraction commise dans un autre État : l'État d'établissement peut retirer copies conformes ou licence ; l'État d'accueil peut, lui, interdire temporairement le cabotage sur son territoire. règl. (CE) n° 1072/2009, art. 12 et 13
Les pièges
- « La commission territoriale des sanctions administratives prononce le retrait »
Non : elle émet un avis ; c'est le préfet de région qui décide. - « Le retrait se conteste devant le tribunal de commerce »
Non : c'est une décision administrative, elle se conteste devant le tribunal administratif. - « Transporter sans inscription est une contravention »
Non : c'est un délit, puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende. - « Sans document de suivi, l'immobilisation est automatique »
Non : il faut en plus un excès de vitesse de plus de 20 km/h, une conduite journalière dépassée de plus de 20 % ou un repos journalier de moins de 6 h.
Une question du sujet 2021
Le retrait par le préfet de région de l'autorisation d'exercer la profession de transporteur peut être contesté par l'entreprise devant le tribunal :
- de commerce
- judiciaire
- administratif
- de police
Voir la réponse
Réponse : c. administratif. Le retrait de l'autorisation d'exercer est une décision administrative prise par le préfet de région (DREAL) ; sa contestation relève du juge administratif.
Les autres questions de cette notion, corrigées une à une : s'entraîner dans l'application.
Pour aller plus loin
- Accéder à la profession, puis au marché : le guide de la matière.
- Accès à la profession : registre, établissement, honorabilité : la fiche voisine.
- Cabotage et transport international : la fiche voisine.
- Chronotachygraphe et carte de conducteur : la fiche voisine.
- Les questions de cette notion, corrigées une à une, dans l'application.
- Cette fiche dans l'application, à côté de vos questions.
Les textes
- Code des transports, article L. 3452-6 (exercice sans autorisation)
- Code des transports, article L. 3452-1 (retrait des titres)
- Code des transports, article L. 3452-3 (avis de la commission des sanctions)
- Code des transports, article R. 3242-4 (retrait temporaire d'un an au plus)
- Code des transports, article L. 3242-1 (immobilisation immédiate)
- Code des transports, article L. 1451-1 (agents de contrôle)
- Code des transports, article L. 1451-3 (consignation applicable aux transports)
- Code de la route, article L. 121-4 (consignation)
- Code de justice administrative, article L. 211-1 (tribunaux administratifs)
- Règlement (CE) n° 1072/2009, version consolidée au 21/02/2022, articles 12 et 13
Fiche vérifiée le 29 octobre 2026 sur ces textes.
Dernière mise à jour : 29 octobre 2026.